Impressions d’ailleurs
A Paris, Ravel compose Alborada del Gracioso, parodie savante et virtuose d’une Espagne rêvée, stylisée, où le folklore devient art pur. Cette œuvre partage avec Albéniz un goût pour les rythmes vifs et les timbres chatoyants.
Ravel déclarait en 1905 : « Je n’ai pas encore écrit une seule œuvre qui ne soit influencée par Grieg ». La Ballade, op. 24, du compositeur norvégien, construite sur le thème populaire « Den nordlandske bondestand » (« La paysannerie du Nordland »), incarne cette volonté de créer un répertoire profondément enraciné dans l’âme d’un peuple. Par son lyrisme rude et son architecture implacable, elle fait écho à la densité émotionnelle de Jerez.
