Pour Gisèle

L’art arrive parce qu’il y a de l’irréparable. De l’impensable im-pansable.

Quelque chose de terrible qui demeure dans la chair.

L’art arrive pour redonner de l’humanité. À l’humanité. Notre féminité.

La danse arrive parce qu’il n’y a pas de mots.

Gisèle Pélicot a fait de son expérience de l’infâme un combat pour l’avancée des Droits des Femmes. De sa lutte intime, une lutte politique. L’intime est politique. Toujours. Là où pense la danse.

De « Giselle » à Gisèle. Le prénom dit le ballet. Les Âmes dansent après la mort. La femme qui ne meurt pas, la femme qui prend la parole, la femme qui danse, c’est la révolte. Gisèle.

En sororité avec cette Antigone, nous sommes son corps de ballet, ses soldats anonymes. Pour lui rendre un peu de tout ce qu’elle nous a donné. Et suspendre un instant le temps. Comme une trêve, une passerelle. Pour la beauté. Et « tout est à venir ».

Merci Gisèle ! Merci Caroline ! Vos Actes et vos Paroles nous élèvent ! 

Chorégraphie Aurélia Jarry

Avec Véronique Dréau, Lilou Gourdant, Aurélia Jarry, Salomé Lemire