Dans ce programme, j’ai souhaité réunir trois œuvres qui explorent, chacune à leur manière, l’imaginaire, l’intériorité et les mondes poétiques du piano romantique et post-romantique.
La Kreisleriana de Schumann, inspirée de l’univers fantastique d’E.T.A. Hoffmann, oscille sans cesse entre agitation fébrile, lyrisme confiant et rêveries mystérieuses. Cette alternance de contrastes extrêmes donne à l’œuvre une dimension profondément intime et presque improvisée.
Avec la Suite bergamasque de Debussy, c’est une autre forme de poésie qui apparaît : celle des couleurs, des lumières et des souvenirs. Derrière la délicatesse des lignes et la transparence des harmonies, Debussy dessine un monde entre nostalgie et enchantement, où le piano devient un espace de rêve.
